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  • margotpauvers

Tes attentes élevées sont-elles un frein ou un propulseur de succès?


Vouloir faire de ton mieux, exploiter ton potentiel le plus élevé, te mettre au défi d'apprendre et de grandir en permanence...


On grandit avec cette idée qu'il est nécessaire de se fixer des attentes élevées si l'on veut réussir dans la vie et développer une estime de soi saine. A l'inverse, avoir de faibles attentes peut amener à tolérer des situations ou des comportements qui n'honorent pas notre valeur ou conduisent à ne pas atteindre nos objectifs de vie.


En plaçant la barre haut, tu te mets au défi de sortir régulièrement de ta zone de confort afin d'atteindre de nouveaux résultats. En essayant toujours de monter de niveau, tu deviens alors plus efficace et améliore la qualité de tes réalisations tout en continuant à libérer ton potentiel. Tu peux alors viser à maintenant l'équilibre constant entre niveau de challenge et niveau de compétence comme un excellent moyen de rester stimulé et d'atteindre l'expertise.


Fixer des attentes élevées est également un bon moyen de t'empêcher de te satisfaire de moins que ce que tu mérites. Lorsque tu atteins les objectifs que tu t'es fixés, ton image de toi-même est affectée de façon positive ; tu améliores l'estime de toi même et augmente ta confiance en toi. Plus ton estime de soi est saine, moins tu es susceptible d'accepter des situations ou des comportements dévalorisants.


Qu'est-ce qui peut donc faire entrave à ton succès?

Eh bien... Trop souvent, les attentes élevées ne font que dissimuler un besoin irrépressible de contrôle qui peut non seulement être une immense source de stress mais aussi conduire à un sentiment d'insatisfaction et d'autocritique constant.


Commençons par un exemple. Tu viens de commencer un nouveau job après avoir quitté le précédent qui commençait à te peser vu le manque de reconnaissance dont tu faisais l'objet malgré ton engagement irréprochable.


Tu t'en sors bien jusqu'à présent, tu apprends vite de toute façon, mais tu es conscient d'être en période d'essai et ce nouvel environnement ne te permet pas encore d'agir avec confiance.


Tout le monde est sorti pour déjeuner et tu viens de recevoir l'e-mail d'un client auquel tu dois répondre. Moment de stress ! Attendre le retour de ton responsable pour relire ta réponse avant son envoi démontrerait un manque d'initiative ou bien il pourrait découvrir ton manque d'assurance, ce qui pourrait le faire douter de tes compétences.


Que dois-je faire ? Que dois-je faire ? La panique commence à monter, tu transpires, ta bouche est sèche et ta respiration s'accélère.


Voilà qu'un collègue revient, il a oublié son sac. Il te demande si tu aimerais te joindre à lui pour le déjeuner mais tu lui réponds poliment que tu as un e-mail à terminer. Il vient jeter un coup d'œil et te donne naturellement le conseil dont tu avais besoin mettant fin à ce chaos intérieur. Sans surprise, tu avais fait tout ce qu'il fallait et il n'a fait que valider ta décision pour que ton e-mail puisse être envoyé.


Dieu merci, il n'a pas réalisé le processus intérieur apocalyptique que tu viens de traverser. Tu te sens un peu bête maintenant d'ailleurs, ce n'était qu'un e-mail après tout. Ce n'est pas comme si tu n'avais jamais fait ça avant ! Alors que s'est-il passé ?


Des attentes trop élevées !


Tu n'essayais pas simplement de faire de ton mieux, tu voulais que cet e-mail soit parfait, redoutant la simple idée de faire une erreur ou pire... d'échouer !


Tu me suis ?


Fixer des attentes trop élevées peut devenir une source de stress intense qui peut non seulement entraver ta réussite mais aussi provoquer des maux profonds à long terme.

1 - Tes attentes sont motivées par un besoin de validation externe.


Elles s'accompagnent souvent de problèmes sous-jacents tels qu'un perfectionnisme toxique, des peurs (de l'échec, du changement, de l'intimité, de l'abandon, du rejet...), une faible estime de soi,... qui transforment les attentes en un schéma de type "tout ou rien" :


" Par exemple, si je ne suis pas parfait, je ne serai pas aimé. Ou, si je fais une seule erreur, je serai considéré comme un échec et finalement rejeté. Le monde est dangereux, je dois donc avoir le contrôle...".


Ces croyances fondamentales proviennent souvent de schémas appris dans l'enfance, lorsqu'un parent attendait toujours le meilleur de nous ou manifestait des émotions fortes lorsque les choses ne se passaient pas comme elle/il le voulait.

> Demande-toi : Cette croyance est-elle vraie ? Comment affecte-t-elle ma réussite ?

Est-ce ce que je veux vraiment, ou est-ce ce que ma famille, mes amis ou la société attendent de moi ?


2 - Tu es constamment en quête de plus sans célébrer ce que tu as déjà accompli. Tu te sens insatisfait.


Des attentes trop élevées ne sont plus un objectif stimulant à poursuivre, mais deviennent plutôt une pression constante pour atteindre l'irréalisable, ce qui constitue une énorme source de stress et une insatisfaction constante.


Lorsque tu fixes tes objectifs, tu ne vises généralement pas seulement de bons résultats, mais des résultats exacts. Tu ne vises pas un équilibre sain entre vie pro et vie perso, tu vises des mois à 5K, une promotion au cours de ta première année d'emploi dans cette nouvelle boite, être le plus performant de l'équipe tout en achetant une maison et en te mariant avant d'avoir 30 ans.


Elles peuvent aussi te pousser inconsciemment à te mettre en situation d'échec afin de prouver la validité de tes craintes (ex. Bien sur que je n'ai pas eu cette promotion, je n'ai jamais rien de toute façon!) ou t'empêcher de te sentir satisfait et reconnaissant de tes accomplissements car tu ne penses pas le mériter.


Au lieu de célébrer ta réussite, tu t'empresses de courir après l'objectif suivant et/ou tu te concentres sur les petites choses qui ne se sont pas passées comme prévu malgré ton succès.


As-tu souvent l'impression que tes réalisations sont dues à une sorte de chance ? T'est-il difficile d'accepter les compliments ou les éloges concernant tes réalisations ?


Si inconsciemment tu sens que tu n'en es pas digne, aucun accomplissement ne t'apportera de satisfaction mais tu auras plutôt l'impression d'être un imposteur ayant peur d'être démasqué - " Je ne suis pas aussi capable qu'ils le pensent ".


Aucun éloge ou succès ne te fera sentir que tu es assez et tu continueras donc à courir en vain après plus.


Demande-toi > Quel est mon "Pourquoi"?


Prends un moment pour évaluer ta vision de la réussite. Comment te sert-elle ? Qu'est-ce qui compte vraiment pour toi, qu'est-ce que tu valorises le plus ? Comment célèbres tes réussites ?


Renforce ton estime de soi et ta valeur personnelle.


3 - Tu as une liste très complète et détaillée d'attentes dans tous les domaines de ta vie.


Le fait d'avoir une liste très complète d'attentes pour tous les domaines de ta vie et te concentrer soigneusement sur tout ce qui doit se passer comme tu l'as prévu est une tentative cachée de résister au changement et à l'incertitude.


Malheureusement, en vivant dans l'illusion que tu contrôles tout, tu deviens la seule personne à blâmer lorsque la vie t'envoie inévitablement des événements inattendus.


Cette accumulation de culpabilité et de honte t'emprisonne alors dans des schémas d'autocritique malsains qui peuvent finalement te conduire à d'importants changements d'humeur, à la dépression, à des troubles anxieux, à l'épuisement professionnel et plus encore.


> Demande : Répertorie tes émotions et détermine quelle est l'attente derrière ce que tu ressens (ex. frustration, déception, agacement...) ?


Comment cette attente te retient-elle ? Que perdrais-tu en abandonnant cette attente ? Qu'est-ce que tu gagnerais ?


4 - Tu te sens souvent déçu par les autres. Tu as des sentiments de frustration ou de ressentiment.


Pourquoi continue-t-on à croire qu'on doit tout faire par soi-même ! On revendique le fait de "ne jamais baisser les bras" ou de "toujours viser plus loin", mais on croit aussi que demander de l'aide est une forme de faiblesse.


As-tu dit à quelqu'un à quel point tu te sentais dépassé l'autre jour ? As-tu demandé à ton/ta partenaire de te soutenir davantage ces jours-ci parce que tu as du mal à jongler avec toutes les tâches ? As-tu dit " non " à ce nouveau projet parce que ta charge de travail est déjà au max ?


Tu vois !


On glisse si facilement dans la critique de nous-mêmes ou de ceux qui nous entourent lorsque nos attentes irréalistes ne sont pas atteintes que l'on ne s'attend même plus à ce que l'on se comporte comme des ÊTRES HUMAINS.


Toujours dans l'anticipation des besoins des autres, tu es capable de supprimer les tiens pour satisfaire les leurs en priorité parce que " tu peux gérer ".


Mais le peux-tu vraiment ? Connais-tu tes limites ? Te sens-tu fatigué, stressé, anxieux... ? Quand sauras-tu que tu es au maximum de tes capacités et que tu dois arrêter de te surpasser ?


Que se passerait-il si tu cessais d'en faire trop ? Que crains-tu qu'il se passe ? Et voilà les peurs de l'abandon/du rejet/de l'intimité... qui pointent le bout de leur nez !


Par exemple, la peur de l'intimité peut t'amener à attendre trop des autres, ce qui te donne une excuse parfaite pour les repousser. Ou bien, la peur de l'abandon peut t'amener à trop en faire pour te rendre indispensable.


En veillant à ce que tout le monde se sentent soutenus et pris en charge, tu es souvent déçu par les autres lorsqu'il s'agit de recevoir du soutien ou même agacé par ceux qui ne peuvent pas en faire autant.


Je te comprends ! C'est difficile, lorsque tu donnes autant, de constater que les autres n'ont pas été capables de répondre à ta toute petite demande en retour. (Tu leur avais demandé, n'est-ce pas ?)


Le fait est que donner n'est pas une transaction commerciale où ce que tu donnes doit t'être rendu dans la même mesure. Mais je suppose que ça tu le savais déjà?


Alors laisse-moi te demander : quelle part de ton estime de soi provient de tes relations ?


Si tu te trouves constamment en train d'en faire trop, c'est peut-être une façon pour toi de compenser le sentiment de ne pas être assez. Cela peut conduire à des comportements de codépendance où tu aides et fais tout inconsciemment pour que les autres te fassent te sentir bien en retour. N'est-ce pas beaucoup leur demander ?


Quels sont les sentiments de culpabilité et de honte que tu portes qui te poussent à t'occuper de tout tout le temps ? Ou bien, peut-être as-tu tendance à te retrouver dans des relations toxiques?


Demande-toi : > Communiques-tu clairement tes besoins et demandes-tu de l'aide lorsque c'est nécessaire ?


Quelles sont mes attentes vis-à-vis de cette personne ? Sont-elles raisonnables ?


Sur quoi te concentres-tu dans cette relation (les gens sont ce qu'ils sont, pas ce que tu veux qu'ils soient....) ?


Qu'est-ce qui me donne l'impression que je dois excéder les attentes ? Quand est-ce que j'ai pris cette habitude, était-ce dans mon enfance ?


Pratique la Gratitude et la Compassion + Détermines t limites !

N'est-il pas temps d'abandonner la culpabilité et la honte pour embrasser TON succès authentique ? Que dirais-tu de revoir la notion de réussite dans son ensemble et d'améliorer ton estime de soi afin d'embrasser ton ambition en toute sérénité ?


Ca fait partie des choses que l'on fait dans notre programme 1:1 de coaching holistique.



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